mardi, 30 mai 2006
Où vont mes impôts ???
Pour les retardataires, n'oubliez pas de déclarer vos revenus afin de payer vos impôts !
J'ai cette chance de payer des impôts sur le revenu. Avez-vous remarqué le tableau explicatif (joint au formulaire) de l'usage de votre argent ? Ca vaut le détour !
Et l'on découvre avec joie que le premier poste de dépense de l'Etat est la recherche et l'éducation (priorité chômage). Mais aussi un constat inouï : cette année encore, la parlement a voté un budget qui établit un déficit de 16 % (recettes : 282 contre dépenses : 329 mds € !). D'emblée, il manque 46 900 000 000 € (j'ai vérifié, il y a bien 8 zéros).
Nous savons que des indicateurs tentent d'évaluer la performance des efforts de gestion de l'Etat. Mais est-ce sain de gérer ainsi ? Sûrement pas, alors tentons des solutions... et l'on découvre bien vite que les marges de manoeuvre sont éroites : 12 % servent déjà à payer le remboursement des intérêts de la dette contractée les années précédentes...
Nous ne pouvons accepter cette fatalité de la dette croissante transmise "aux suivants" (qui devront bien la payer d'une manière ou d'une autre : nos enfants, nous même, les classes moyennes, les familles nombreuses avec la TVA, les ruraux avec la TIPP, etc.).
Aux "présidentiables", je demande de fixer une vraie politique de gestion publique et de répondre à ces questions : quelles priorités (et donc quelles économies), quel calendrier et quelle responsabilité politique sur ce sujet de fond pour l'avenir social du pays ?
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dimanche, 28 mai 2006
Nico ou Ségo ?
Une récente étude d'opinion indique clairement les qualités et atouts des deux prétendants principaux pour les Présidentielles : Nico et Ségo.
Sarko dispose d'un fort crédit pour : réformer, représenter la France et affirmer des idées. Il laisse penser qu'il saurait FAIRE (compétence, etc.).
Royal dispose d'un charme évident sur l'opinion : sympathique, à l'écoute, emplie de "valeurs morales". Elle développe un vrai talent pour PLAIRE.
En même temps, aucun des deux ne semble capable aujourd'hui de rassembler au delà de son camp. Pour Sarko, logique : c'est pas la méthode choisie. Pour Royal, c'est plus étonnant.
Alors, en 2007, les Français choisiront celle qui sait plaire ou celui qui sait faire ? Actif ou passif ?
08:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 26 mai 2006
Inénarable Maxime
J'ai un peu hésité et tardé mais il faut que je vous raconte : les cérémonies militaires du 8 mai ont été marquées par une nouvelle facétie de Maxime Gremetz.
A son arrivée place du Mal Foch, il repère un petit garçon, mignon et sage. "C'est pas à toi ? non ? ben alors c'est à moi !" me dit-il. Il prend le gamin par la main, sous le regard médusé et étonné du papa qui ne peut s'interposer au risque de créer un incident. Gremetz place alors l'enfant dans le cortège, entre lui et moi, dans le prolongement du Préfet. Chacun le loue pour "son petit-fils" très sage. "Ben qu'est-ce que vous croyez !" se contente t-il de répondre, alors qu'il ignore même son prénom...
Son image de petit-père-des-peuples suffisamment montrée, il lâche le gamin en pleine cérémonie... Du haut de ses 5 ans, il m'attrape la main en me demandant où est son papa... pensant peut-être que tous les types en écharpe tricolore sont là pour conduire les enfants ?
07:15 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mercredi, 24 mai 2006
Bon anniversaire !
Hier, c'était le premier anniversaire d'une filleule. C'est important : la 1ère naissance dans ce foyer a bouleversé la vie des parents. Cela nous invite nous aussi à penser à l'avenir.
Statistiquement, elle vivra sans doute centenaire (plus d'une chance sur deux), connaitra des révolutions technologiques plus forte qu'Internet, le téléphone portable, etc., fera peut-être 3 ou 4 métiers différents, habitera sans doute dans une ville, et admirera la puissance économique de l'Inde et de la Chine.
Je n'ose pas lui dire que la France est surendettée, que l'on sait que la planète est très malade, et que le chômage doit être considéré comme "un passage normal, plus ou moins long, dans la vie d'un actif" (Insee).
Dans 19 ans, donc, elle aura 20 ans et me demandera peut-être de lui parler de politique. Qu'aurais-je à lui répondre ? Que nous étions préoccupés par notre réélection, par telle affaire financière, par la tête du prochain président ? J'espère que non. Et en même temps, c'est cet enfant qui établit les trois questions essentielles pour toute personne engagée au service de la population :
1 - Quel type je veux être dans 20 ans ?
2 - Quel pays (quelle terre) veut-on laisser à nos enfants ?
3 - Quels sont les priorités politiques pour préparer l'avenir ?
Répondre à ses questions est simple. Y rester fidèle est peut-être plus délicat... Je testerai mes trois enfants, à peine plus vieux aujourd'hui, progressivement afin de ne pas rougir le jour des 20 ans de ma filleule !
06:40 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mardi, 23 mai 2006
Clearstream et l'opinion
Intéressante étude concernant l'affaire Clearstream qui démontre la lassitude, l'envie de savoir... et peut-être aussi la difficile compréhension des gestes des uns et des autres...
07:05 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
lundi, 22 mai 2006
Grincheux ou positif ?
L'une des dernières remarques laissées sur le blog émane d'un opposant politique, proche du PCF, qui dénonce et ironise sur mon discours positif (sous-entendu naïf et confortable). Cela révèle que son auteur n'est pas en situation de mener des projets en milieu difficile. Car évidemment, positiver, être résolument optimiste, c'est à dire faire le choix de s'appuyer sur ce qui génère de la réussite, de l'entrainement, de la mobilisation, est le seul choix posible pour quiconque veut réellement faire évoluer durablement les choses. Cela peut aussi s'appeler l'espérance. Il n'est donc pas question de nier els difficulté mais simplement de choisir de développer ce qui réussit et le faire rayonner.
Critiquer et grogner est plus facile. Mais en fin de compte, quelle avancée ? J'essaie d'écouter toujours les personnes en désaccord avec mes propos et décisions. Je suis alors souvent étonné de découvrir que le détracteur ne sait en général que répondre à mon interpellation : "Mais vous qu'auriez-vous fait ?". C'est dire que la critique est aisée mais la proposition très difficile. "Et lui (elle) qu'aurait-il (elle) fait ?" On sent bien d'ailleurs qu'en interrogeant les prétendants à l'Elysée sur ce mode, la réponse est peu spectaculaire.
La volonté de "positive attitude" (dixit Lorie) a pu être ressentie comme un aveuglement de ce qui n'allait pas. Je crois que c'est pourtant la voie d'avenir pour ceux qui choississent l'action ! Gilles de Robien a lancé son mouvement interne à l'UDF intitulé "La Société en mouvement", avec cette même intuition politique : c'est en étant positif et pragmatique que l'on peut entrainer, convaincre et réformer. Les adhérents de l'UDF sauront-ils faire ce choix ?
06:25 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 21 mai 2006
Ne pas se tromper d'ennemi
Au cours de la réderie de Dreuil, aujourd'hui, plusieurs personnes m'ont interrogé sur les présidentiables de mon camp : "Bayrou, il est incompréhensible !", "Sarkozy, il y va pas un peu fort ?", etc. Comme souvent, ces remarques sont pleines de bon sens mais elle révèlent surtout que trop d'énergie est consacré à détruire nos propres candidats potentiels. Ma réponse a été la même auprès de tous : ne vous trompez pas d'ennemi. Notre engagement politique est porteur de valeurs et nous savons (même s'il faut le rappeler) pourquoi les Français ont chassé le gouvernement de Lionel Jospin. Dès lors, concentrons notre vitalité politique à dénoncer les mensonges de la gauche et expliquer ce qui nous guide.
La question posée en arrière plan est la posture des élus locaux UDF, dont je suis, face au choix de Bayrou de voter la motion de censure socialiste.
Bayrou a tort trois fois :
1 - en ne respectant pas les électeurs qui ont voté pour les candidats UDF "majorité présidentielle" en 2002 ;
2 - en ruinant l'héritage de centre-droit établi depuis plusieurs décennies ;
3 - en choississant une mauvaise occasion pour se différencier.
Sarko se différencie par le discours (fort, polémique), Ségo se distingue par son style fait de contraires (conservateur et gauchiste, féminine et caractérielle), Bayrou a fait le choix des gestes politiques (vote du budget, censure, partielles frontales contre l'UMP, etc.). Cela émeut les journalistes, les intellectuels et le "microcosme" mais ne parle pas assez à la population. On cherche encore la différence entre lui et les autres dont on ne veut plus.
J'ai admiré François Bayrou dans sa rigueur morale et sa rectitude jusqu'en 2004. Membre du bureau politique, je le cotoie de près et j'ai bien senti cette dérive vers un centre imaginaire et utopique. Ni les circonstances ni sa capacité de rassemblement ne font de lui l'homme qui peut créer le "centre à la française". Dès lors, il est impératif de ne pas être ambigü dans notre système bipolaire : le centre, c'est à droite ou à gauche ?
Si c'est à gauche, je n'en serai pas !
vendredi, 19 mai 2006
Intemporalité
Le Boudhisme enseigne une relativité du temps qui s'écoule assez intéressante : l'intemporalité. Voici une sagesse : ne pas se laisser envahir par le temps présent mais s'en détacher.
Il m'est arrivé de relire des ouvrages politiques pourtant récents et de sentir à quel point la politique passe et à quel point les protagonistes sont vite oubliés... Les historiens s'amusent souvent du spectacle politique car il savent bien que ces choses là filent sans laisser de trace dans 99,9 % des cas.
A mon modeste niveau, je le mesure également : qui se souvient des 3 derniers maires d'Amiens ? Qui était député avant Gremetz ? Quelle était ma délégation précédente ? etc. Parfois dans la rue, je m'amuse en voyant une personne âgée à me demander "qu'a t-elle fait ? quelle vie a t-elle mené ? Quel métier ? etc.". De même, en rencontrant des habitants du quartier, je les interroge sur leur vie. Coupeur de velours, chauffeur de bus, instituteur, maraicher, ouvrier de production, boulanger, délégué syndical, etc. Surprise à chaque fois (quoique parfois...) et incitation à imaginer que chacun d'entre eux a 1000 choses à raconter.
Oui, donc, l'homme peut être un trésor et on sous-estime souvent celui que l'on ne connait pas.
06:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 17 mai 2006
Jacques a dit...
Jacques Chirac a toujours eu un talent particulier pour les formules justes et les actes politiques désastreux.
Je songe bien sûr à la "fracture sociale" mais aussi à une autre, oubliée, dont la justesse me parait encore d'actualité. "Le principal problème de l'emploi, c'est l'employabilité". Ce mot ne restera pas à la postérité ("Pschitt" et "abracadantesque" ont mieux marché).
Et pourtant, c'est bien l'aptitude à être employé qui saute aux yeux lorsque l'on rencontre de nombreux jeunes "en galère". Combien de fois, en cherchant des solutions pour former ou orienter des jeunes adultes, je m'interroge : que peuvent ils faire ? Il y a bien sûr une part importante d'entre eux qui sont courageux, opiniatres et motivés.
Mais combien sont marqués par un triple handicap :
- Social : ne pas connaitre les règles élémentaires (bonjour, merci, arriver à l'heure), etc.
- Sociétal : attendre que la société leur "trouve" une place.
- Sidéral : entretenir l'image d'un monde "extérieur" incompréhensible voire hostile.
Je suis en quête de solutions et d'idées mais je mesure à quel point l'éducation civique est essentielle. Bien sûr pour aimer le drapeau national mais surtout pour favoriser l'intégration de tous. Et cela ne sera efficace qu'en disant la vérité, si crue soit-elle.
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lundi, 15 mai 2006
C'est parti !
La joyeuse ronde des fêtes extérieures a bien débuté et ce dimanche a été riche en évènements : réderie (Amiens, Faubourg de Hem), concours de pêche (Dreuil les Amiens), fête des fleurs (Ailly sur Somme), fête foraine (Belloy sur Somme), concours de pétanque (Ailly sur Somme), fête de quartier (Amiens, Vallée St Ladre), et passage éclair à Etouvie pour le match de foot !
Toujours la même joie d'agir ensemble. Admirable et émouvante.
Mais aussi un peu toujours les mêmes au travail ; à chaque fois 3 ou 4 personnes piliers de l'organisation... et peu de Jeunes. Cela ne m'inquiète pas car débuter une carrière, avoir de jeunes enfants (je sais de quoi je parle !), avoir des travaux à faire chez soi, etc. explique que les jeunes adultes ne s'engagent pas toujours autant qu'on le voudrait. Ce qui importe, c'est de maintenir ce "vivre-ensemble" pour l'animation du village ou du quartier, avec joie et indépendance.
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