jeudi, 30 novembre 2006
Au milieu des étoiles
Nos rues changent avec l'approche de Noël et notre envie de prépare les cadeaux. Paillettes, scintillements et rubans dorés nous incitent à sentir la poésie luxueuse de Noël. Nos rues s'enchantent et le froid est presque encore trop absent semble t-il. Et au coeur de nos villes, par terre, la misère est là.
Nous ne pourrons jamais nous résoudre à voir mendier, trainer ou errer un "sans-abri". Ceux que les années 70 avaient vu apparaitre sous le vocable "d'exclus" avaient démarré les années 80 sous le nom de "nouveaux-pauvres" et que les années 90 rebaptisèrent les "SDF"... Comment est-il possible de supporter cela ? Ce n'est pas supportable, évidemment. Les parcours individuels sont toujours des cas particuliers qui nous désolent. J'avais la délégation de la "lutte contre l'exclusion" de 1995 à 1999. Durant ces années, j'ai compris à quel point la misère, l'abandon, le désespoir mais aussi l'alcool, la drogue parfois, la violence souvent,... étaient des marais où l'enlisement est tenace. Les actions lancées à cette époque (Samu social, hôtel social, foyers adaptés aux familles, chaine du logement, etc.) ont apporté des solutions même si le combat n'est jamais gagné.![]()
Redonner l'espoir est plus difficile que de donner de l'argent aux associations mais notre dignité d'hommes actifs et heureux (et nous le sommes relativement) nous pousse à oser aimer en faisant ces deux dons. Peut-être encore plus à Noël !
06:55 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 28 novembre 2006
Noël approche...
C'est parti pour la rituelle tournée des marchés-de-Noël, fêtes d'enfants, Noël-des-écoles, et autres crèches-vivantes... autant d'animations qui révèlent l'excitation de tous, petits et grands, pour marquer cette fête de la famille, de la vie accueillie avec émotion, et aussi des cadeaux et retrouvailles.
Restant dans la sphère publique, je retrouve souvent les mêmes équipes qui oeuvrent pour toujours plus de joie et de féérie (ce mot qui semble être réservé à l'illumination de notre hiver). Je pense naturellement à "mon" Amiens-Jeunes qui plante son chalet place Gambetta... et puis aussi au Marché de Noël de Belloy-sur-Somme (Cf. photo) où je découvre des parents d'élèves moblisés et dynamiques pour faire vivre l'école et le village. En toute simplicité, avec les tripes, et surtout, avec le coeur.
06:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
vendredi, 24 novembre 2006
Appel citoyen !
A qui est réservée l'activité politique ?
C'est une question importante car trop souvent, on a le sentiment que ce sont toujours les mêmes profils qui occupent les responsabilités politiques : des agriculteurs maires de villages, des notables balzaciens dans les villes, des profs à l'Assemblée et des énarques dans les ministères... On pense aussi parfois qu'il faut de l'argent, des relations ou des idées sur tout pour être élu. La réalité est bien différente.
Environ 500.000 personnes agissent presque tous les jours. Tous les métiers, tous les âges, toutes les tendances, tous les coins et recoins de France, etc. sont représentés. Notre démocratie est accessible, simple et plutôt saine même si nNous pouvons l'améliorer encore (cumul de mandats, inéligibilité à vie, éducation civique, moyens aux partis politiques, etc.).
Mais au delà de tout, ce qui mine notre vie collective, c'est l'absence d'investissement de tous les citoyens pour la chose publique. Et le premier devoir, c'est de voter, cet acte simple qui permet de juger, d'agir et de critiquer. Droit ou devoir ? Cela est un faux débat : quand un droit a été si difficile à obtenir, c'est un devoir moral de l'honorer ! (Pour mémoire, droit de vote des femmes).
Bien sûr, c'est la confiance qui fait hésiter. Mais moins on votera, plus on aura raison d'hésiter : c'est la participation des électeurs qui fait le contrôle et la sanction des élus.
Pratiquement, je milite pour la première étape : l'inscription sur les listes électorales. Il faut que nos Jeunes comprennet que leur avenir leur appartient et que c'est à eux de choisir !
La vocation naturelle de l'Homme est de vivre et transmettre. Il doit donc avoir le souci d'émanciper les générations suivantes. Le vote est l'acte fondateur d'émancipation et d'autonomie collectives. C'est aussi la première activité politique possible, alors ne ratons pas la première marche !
06:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 22 novembre 2006
Valeur ajoutée sociale
Parfois, des questions nous étonnent et nous interrogent durablement. Dernier exemple : "Pourquoi défendre les handicapés alors que vous êtes valide ?" Ma réponse a simplement été de dire "Parce c'est juste !" et d'expliquer à quel point notre société ne traite pas correctement ces questions (nombreuses et peu spectaculaires).
En repensant à mes combats, je constate que je suis un privilégié qui se consacre à des minorités auquel il n'appartient pas. Citons, en vrac et dans des domaines différents : handicapés, discriminations, chasse, habitat dégradé, place de l'Islam, "jeunes en galère", éducation adaptée, vie de la maison d'arrêt, etc.
Souvent, on assoit sa légitimité et son autorité sur sa vie quotidienne et son expérience personnelle, c'est aussi mon cas pour des thèmes plus traditionnels. Néanmoins, tant que la parité ne sera défendue que par des femmes, la vie quotidienne des personnes handicapées par leur famille, etc., ces sujets resteront catégoriels. La façon la plus forte d'apporter à la société une valeur ajoutée est de se lancer dans des combats précis qui ne nous concernent que parce qu'on le souhaite. C'est ainsi le moyen le plus solidaire de soutenir ceux qui agissent par obligation et d'entrer en relation avec des personnes et difficultés inconnues.
Le rôle d'élu local va aussi accentuer ce souci de l'autre : il est dans notre responabilité de (tenter de) connaitre tous les domaines qui font la vie d'une ville. Mon collègue Rabah Zitouni me disait samedi matin : "Les gens oublient trop souvent qu'on ne peut pas prendre parti tout de suite pour eux. Notre rôle, c'est d'écouter et de rassembler". Très juste. C'est bien pour cela que lorsque nous avons pesé la situation, il faut passer à l'action. C'est ce que nous tentons tous les jours !
L'image représente des places de stationnement réservées aux femmes, au Canada. Drôle de raisonnement...
06:40 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
lundi, 20 novembre 2006
Visite présidentielle
La venue de Jacques Chirac à Amiens Nord a été un moment émouvant et encourageant pour tous. Cela a également été une expérience personnelle marquante.![]()
De la préparation entre les cabinets (Elysée et Amiens-Métropole) dans laquelle j'ai joué le simple rôle de "facilitateur" à la couverture médiatique, exemplaire en son genre, j'ai tiré quelques enseignements plus ou moins personnels.
- La préparation, sur le fond de la question, a été d'une précision et d'une rigueur qui démontrent la sincérité et le sérieux de la démarche présidentielle. Ainsi, les plus proches collaborateurs du Président ont passé des journées à visiter, rencontrer et écouter les acteurs de terrain. Avec discrétion et en collectant des informations précises. Les décisions annoncées sont donc éprouvées et sérieuses. Il me semble utile de le dire tant la simple venue du Président est tellement impressionnante qu'elle a pu occulter la force nationale du message.
- L'attitude des "gens de l'Elysée" a été extrêmement chaleureuse et bienveillante. Preuve que l'on peut être "au top" et rester simple, direct et franc. Les personnalités, différentes mais humainement remarquables, de Jacques Chirac et Gilles de Robien, ne sont pas étrangères à cette tournure d'esprit commune. Mention spéciale pour Claude Chirac, la plus connue de l'équipe, qui inspire sympathie et confiance immédiates.

- Les qualités d'écoute et "d'amour des gens" de Jacques Chirac sont immenses. Nous l'avons encore vu. Quelle joie de le voir aussi disponible et simple, embrassant, souriant, prenant la pose, n'oubliant personne, ayant une attention pour chacun. Son âge bouge, pas son enthousiasme. Les critiques sur son bilan, son parcours et ses zones d'ombre ne pourront pas gommer cette qualité humaine.
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La couverture médiatique a été très bonne pour le quartier, avec notamment des reportages sur la Zone Franche très complets et mettant en avant les hommes et les femmes qui agissent au quotidien... En nous séparant un entrepreneur de la zone franche me disait : "Avec un évènement comme celui-là, on verra plus la presse pendant 5 ou 10 ans !" Je pense qu'il se trompe.
dimanche, 19 novembre 2006
Virez-le !
Une nouvelle fois, Georges Frèche fait preuve d'un populisme minable.
En estimant que le nombre de Blacks en équipe de France de foot était une honte pour la France, il commet une faute de trop.
C'était déjà lui qui avait utilisé le terme de "sous-hommes" en parlant de la communauté harkie.
Alors que les dirigeants du PS (Parti Socialiste) aient enfin le courage de l'exclure. Même s'il préside une des régions de France, et justement pour cela, le PS doit sortir le carton rouge immédiatement.
Et puisque Ségolène devient leur icône de référence, il est temps qu'elle tranche (Même si elle a déjà condamné ces propos). Donner des leçons impose aussi de savoir choisir et montrer l'exemple !
19:20 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 16 novembre 2006
Laissez-le nous !
Ma seule note (du 3 mars 2006) au sujet du député sortant me vaut encore aujourd'hui des commentaires variés... Plus de 100 notes plus tard, j'en tente une seconde !
Une plaisanterie était usuelle lorsque j'avais mené ma première campagne pour la conquète du siège législatif de Maxime Gremetz. On me disait : "un comme ça, y'en a plus ! Laissez-le nous !"... Et cela m'avait même été dit dans un grand ministère en 2002.
Cela m'a un peu agacé et beaucoup fait réfléchir sur ce qui semblait du bon sens populaire, largement partagé et confirmé dans les urnes. Maxime était reconnu comme un porte-parole, et même un porte-voix. Pour tous les combats, pour les autres, les pauvres et le paumés. Belle icône de lutte sociale et de folklore politique digne du Pepone de Don Camillo.
Mais la réalité de Maxime Gremetz aujourd'hui est bien différente : "l'avocat des pauvres" qu'il voulait être est devenu l'avocat de sa propre cause, au risque de se perdre.
Alors, cette fois encore, c'est la démocratie qui fixe la règle : Parole à l'électeur ! MG a été élu depuis plus de quarante ans. Les électeurs avaient (leur) raison. Et en 2007 ?
mardi, 14 novembre 2006
Le Président nous encourage
Le site internet de l'Elysée dès ce midi publie quelques éléments concernant la présence active du Chef de l'Etat à Amiens. Suite un peu plus tard... promis !
Disons dans 8 ou 10 jours.
13:45 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 09 novembre 2006
Ici, le Président !
Ici, le Président de la République va venir mardi matin. Il célèbrera les 10 ans de la ZFU (entendez : "Zone Franche Urbaine") lancée par lui à Amiens en 1996. Vous savez tout de la Zone Franche d'Amiens, ma 100ème note portait sur ce thème...
La viste du Chef de l'Etat à Amiens, dans le secteur, est un évènement considérable et dont la portée doit être bien mesurée : les 10 ans d'efforts importants menés par nous tous sont ainsi reconnus et les acteurs du quartier honorés.
Flash Back en 1996 : qui aurait misé qu'un jour c'est sur l'emploi que notre ville, et le Nord d'Amiens, seraient donnés en exemple ? Ce pari était fort. Notre responsabilité c'est de continuer !
mardi, 07 novembre 2006
CivilisationS
Un séjour rapide à Londres m'a permis de voir cette publicité un tantinet provocatrice et cynique. "Restore Hope" ("Restaurer l'espoir") est en effet le nom de l'opération américaine en Somalie chère à Bill Clinton (principale figure opposable à GW Bush). Apposer ce slogan sur un célèbre "bus à impériale", symbole britannique par excellence, ajoute à la cocasserie de la scène.
Et on ne peut s'empêcher de repenser à cette opération incroyable (et impossible) des Américains en Iraq. Naïveté ? Arrogance ? Cupidité ? Violence ? Tout a été reproché à Georges Bush... sans que l'on ne sente venir une issue favorable. Sans que les opposants démocrates ne soient en mesure de proposer une alternative pour sortir de cette nasse.
Alors, à quelques jours du vote des Américains pour élire le Congrès, l'annonce de la condamnation à mort de Saddam Hussein semble tomber bizarrement. On imagine mal qu'elle soit appliquée, du moins tant que les centaines de procès à son encontre ne sont pas clos.
Aussi étonnante qu'une femme voilée devant la Tour eiffel ou qu'un bonze tibétain au coeur de Marrakech, cette image nous envoie un contraste fort et sans doute précurseur. Source de frictions naturelles, cette "mondialisation des civilisations" nécessitera un effort politique constant. Et si l'enjeu de la présidentielle française de 2007 était là : quel modèle de civilisation veut-on pour intégrer les autres ? Modèle américain à la Sarkozy, modèle français à la Bayrou, modèle amazonien à la Voynet, modèle Playmobil à la Royal, modèle nationaliste à la Le Pen ?
06:55 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

