lundi, 05 février 2007

Sauver nos campagnes

medium_Cavillon.JPGRécemment encore, un habitant du canton de Picquigny me disait, mi-inquiet, mi-suspiscieux : "Vous, Monsieur Bourgois, vous êtes pas pour que la Métropole d'Amiens elle nous avale ?". - "Evidemment, non, non et non !" a été ma réponse immédiate.

Cette question révèle une peur lattente de voir disparaitre nos campagnes et leur quiétude. Je pense effectivement qu'il faut rester vigilant sur ce point. Mais je crois que les communes ne doivent pas vivre dans la peur. Je suis plus que tout attaché à la souverainneté des communes, et à l'efficacité de leur gestion. Il y a donc un équilibre à trouver autour de ces deux priorités. Dès lors, ma réponse à cette question permet de poser les deux conditions qui me semblent essentielles :

  • La commune a t-elle le désir d'intégrer Amiens-Métropole ? Si oui, elle sera accueillie après étude. Si non, tout reste comme avant. Je crois que le Président de la Métropole n'a jamais fait de prosélytisme et a même donné des gages aux "petites" communes : ainsi la ville d'Amiens n'a t-elle même pas la majorité des sièges au conseil de la Métropole.
  • Le fonctionnement actuel garantit-il la meilleure efficacité pour les habitants ? Là encore, seuls les élus communaux (au nom des habitants) peuvent y répondre. Faisons confiance aux élus ! Et écoutons les autres qui ont fait le choix d'intégrer la Métropole. De leur expérience naitra la réponse.

Le témoignage des élus ruraux ayant choisi la Métropole indique que les "petits" se sentent plus forts en travaillant avec les "grands"... Mais rassurez-vous : Ne comptez pas sur moi pour forcer les petits et renforcer les grands !

Commentaires

Monsieur,

La ruralité est en péril à cause du déclin de l'agriculture, pas à cause des villes qui donnent du boulot à nos enfants.

Ecrit par : Emile | mardi, 06 février 2007

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