mardi, 27 février 2007
Ils l'ont dit au poste !
Je pensais ce matin illustrer ma note par une image de Saint-Sauveur, magnifique commune de la première circonscription de la Somme, où je suis allé à la rencontre des commerçants et habitants. Mais je préfère ressortir cette image de 1968 (même si je n'étais pas né !) qui révèle un sentiment relaté par plusieurs interlocuteurs : on ne sait plus qui croire, les repères politiques sont flous, et surtout la presse nous ment ! Rentré chez moi en soirée, je découvre un mail d'un ami m'expliquant que la presse malmène Ségolène (ce qui est discutable). Décidemment, ce thème est actuel.
Et peut-être est-ce la particularité de cette élection : jamais n'a t-on autant attendu d'explications des médias, alors même que leur crédit semble être plus entaché que jamais. Le pouvoir réel qu'exercent les médias (surtout en démocratie, évidemment) a toujours donné lieu à des spéculations et des procès d'intention. Jadis, ils étaient suspect d'être proche du pouvoir (l'ORTF est morte), aujourd'hui, ils seraient tenus par des forces capitalistiques puissantes.
Sans doute cela est-il vrai mais dans un pays de "démocratie libérale" comme le notre, l'électeur et le consommateur ne font qu'un. Nous sommes, nous créons et nous subissons l'opinion. Dès lors, il est logique et naturel que les médias offrent au consommateur ce qu'il veut entendre ou lire. Ensuite arrive la déontologie (ou non) du journaliste, que je laisse à votre sagacité.
Ne nous craignons donc pas nous mêmes mais soyons exigeants et vigilants !
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samedi, 24 février 2007
Ecouter Gilles de Robien
Sans doute pas une journée ne se déroule sans que je sois interrogé : que va faire Gilles de Robien pour la Présidentielle ? Je ne connais pas la réponse. Il parlera lorsque le temps sera venu, sa position étant aujourd'hui d'exprimer des exigences envers les candidats. Il semble utile de lire ou écouter son message. La sortie de son livre Manifeste pour éviter la gueule de bois fera de lui un intervenant régulier sur les antennes. D'ores et déjà, vous pouvez lire Nouvel Obs, ou Challenges, écouter Europe 1 ou RMC.
Pour ma part, étant dans une famille politique (UDF) qui incarne les idées et les valeurs qui motivent mon engagement, je soutiendrai son président-candidat, dans l'espoir d'une réaffirmation de notre ancrage au centre-droit. Je me suis déjà engagé dans la campagne de François Bayrou ! Nous en reparlerons...
mercredi, 21 février 2007
Longueau, belle inconnue
Avec plus de 4.000 habitants, Longueau est une ville importante de a Somme, juste derrière Amiens dans la Métropole. On a tous en tête les images de Longueau : sa rue principale interminable, sa vive tradition cheminote, son ancrage politique rouge vif,son église à l'architecture audacieuse, sa zone d'activité, sa gare et son parking immense, sans oublier son maire, communiste habile, aimable et décidé.
Même si la cérémonie des vœux (illustration) fut rituelle et policée cette année encore, l'annonce par le maire de sa candidature en 2008 avait pour but de calmer le jeu dans une équipe où chacun se positionne pour l’avenir. Après avoir perdu son influence au Conseil Général en "perdant le canton", il est urgent pour Longueau d’affermir son poids politique en rassemblant au maximum et en renouvelant ses défenseurs. Gageons que ce n’est pas en défendant le député sortant en 2007 que cela sera possible…
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lundi, 19 février 2007
Sport et dévouement
Ce week-end encore, les manifestations sportives ont été nombreuses pour moi à Amiens. Retenons notamment :
- L'inauguration du nouveau terrain synthétique de football (illustration nocturne) Gustave Charpentier (quartier Nautilus), en présence de Gilles de Robien et Brigitte Fouré ;
- Les finales régionales de gymnastique au gymnase Dupontreue (quartier marivaux) ;
- Les finales régionales de Tir-à-l'arc au gymnase Jean Renaux (quartier St Ladre).
A chaque fois, des survêts et des sourires ! Je loue la patience et la passion des bénévoles investis dans le fonctionnement des clubs, districts et ligues. Pour ce qui nous est présenté : des compétiteurs entrainés et heureux. Mais surtout pour ce que nous ne voyons jamais : les soirées de travail, les conflits de personnes à gérer, les démarches administratives, les échecs personnel et collectifs, la famille délaissée, etc.
Je sais tout cela. Alors, lorsque nous inaugurons un terrain ou un gymnase, quel que soit le prix (tout de même 800.000 € pour G. Charpentier), nous savons que le plus important n'est pas dans l'équipement mais bien dans ce qui va s'y vivre et dans la passion déployée par ceux qui vont l'user... et qui souvent l'avaient demandé.
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vendredi, 16 février 2007
Le Narguilé tabacé !
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Connaissez-vous le Narguilé, autrement appelé Chicha outre méditerranée ? L'illustration vous montrera cet objet symbolique de l'Orient, permettant de fumer. Le tabac est amalgamé dans du miel (+ quelques éléments comme de la nicotine et du goudron) puis la fumée passe dans un circuit d'eau. Cet instrument est peu utilisé en France.
Il existe néanmoins des bars spécialisés qui vous proposent, accompagné d'un thé à la menthe par exemple, de fumer un peu de ce tabac doux et sucré. La loi - très positive dans sa volonté et son souci de santé publique - interdisant de fumer dans des lieux publics assimile le narguilé à un mode de fumage... ce qui rend ces bars spécialisés interdits à compter du 1er janvier 2008.
Je n'ai utilisé qu'une fois le narguilé, il y a bien longtemps. Je n'ai pas d'attraction particulière pour cet ustensile et d'ailleurs je ne fume pas. Mais j'ai été sensibilisé par une jeune commerçante d'Amiens qui avait créé cette activité et ce concept pour ainsi créer son emploi. Je trouve d'autant plus dommage que des bars à thème de ce type, pour un public informé et volontaire, dans un cas où la nocivité est réduite, ne puissent pas perdurer. Le tabac n'est pas interdit, et même pour les activités interdites la législation permet des exceptions. Je songe aux casinos. Les jeux d'argent sont interdits en France. Exception : les casinos répertoriés et autorisés. Pourquoi dès lors ne pas imaginer des lieux limités et contrôlés où les gens pourraient utiliser le narguilé ?
mercredi, 14 février 2007
Saint Valentin
Grand jour : c'est la Saint Valentin aujourd'hui !
La vénération des saints n'est pas une règle dans notre République laïque. Pourtant, je veux vous raconter une anecdote vécue la semaine passée :
Aujourd'hui, une réunion de travail était prévue avec plusieurs représentants de l'Etat. Travaillant dans la journée, je l'avais programmée en fin d'après midi. Elle n'aura pas lieu parce qu'ils ont demandé son report. Grève ? Impératifs de service public ? Eléments absents ? non, rien de tout cela. Je ne comprenais pas le motif invoqué. Finalement c'est ma secrétaire qui parvient à connaitre la raison : aujourd'hui St Valentin, nos invités sont "pressés de rentrer chez eux en ce jour particulier"...
C'est romantique ou pathétique selon l'humeur mais en tous cas, bonne soirée à eux... et à vous tous !
06:30 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 12 février 2007
La balle et la bourse
Mes années de compétition sur les terrains de foot de la région m'ont permis de courir beaucoup, de rêver pas mal et de marquer... rarement.
Mais parmi tous mes rêves, espoirs et réflexion prospective, je n'aurais sans doute pas imaginé que le foot puisse entrer en bourse. J'étais jeune et tellement loin d'un rapport à l'argent que tout cela me semblait aussi improbable qu'un sportif dopé ou un transfert à coup de milliard...
L'entrée en bourse de l'OL, plutôt réussie au démarrage, marque une nouvelle rupture dont je pense qu'elle est un palier de plus dans l'écartement entre le foot professionnel et le plaisir simple de jouer que connaissent plusieurs millions de personnes.
Bien sûr, ce cap est symbolique. Le foot est déjà une machine économique très complète qui crée de la richesse et stimule l'économie. Le pari de l'OL dépasse les performances de l'équipe première : parc d'activités, centre commercial, projets de divertissement, télévision, etc. On ne peut cependant pas s'empêcher de penser que cette introduction est aussi une occasion ratée de solidarité entre petits clubs de proximité et sport de top niveau. Il était simple d'imaginer une légère taxation sur les dividendes à destination des "petits poucets" qui éduquent nos Jeunes, font partout vibrer la passion et incarnent la sincérité et les vertus du sport...
07:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 09 février 2007
Ségo démesurée ?
Je trouve que les commentaires prononcés à l'égard de Ségolène Royal sont durs. Néanmoins, ils sont souvent justes et je n'ai encore rencontré personne qui puisse affirmer "Plus on la connait plus on l'aime" (ce qui est normalement le but d'une campagne). En disant cela, on m'accusera d'être machiste, voire cruel. Ce serait évidemment faux !
Mais lorsque des hommes et des femmes de gauche libres le disent, cela incite tout de même à la réflexion : Gisèle Halimi serait en train de rassembler des signatures de personnalités des mouvements féministes pour demander à Ségolène Royal de se retirer si la situation devait s'aggraver. L'avocate de renom juge que ce serait rendre un bien mauvais service à la cause des femmes que de laisser aller la candidate socialiste à une défaite humiliante. Un "ancien" de la mitterrandie, Louis Mexandeau, qui ne fait pas mystère des sentiments que lui inspire Ségolène, aurait écrit à François Hollande dans le même sens. (Le Figaro Magazine).
Si elle semble si fragile, elle qui semblait si radieuse, c'est qu'il doit bien être arrivé un évènement particulier... Non, simplement il lui a suffit de se mettre les journalistes à dos (autoritaisme, arrogance, leçons de morale, etc.) et voici toute une opinion qui ne voit que des défauts et attend la prochaine bourde...
Cette bataille est-elle trop difficile pour elle ? Le PS n'a t-il personne ? Va t-elle craquer avant la fin ? Quel suspens puisque tout peut encore arriver.
Mais pour lever les doutes, la France attend le programme tant masqué jusqu'à ce week-end, enfin !
Merci à Sam et Fabrice de leurs inspirations
mercredi, 07 février 2007
Pour une bougie de plus...
Samedi, j'ai eu 35 ans. Implacable : nous sommes en 2007 et je suis né en 1972.
Un an de plus au compteur et des chamboulements annoncés que je n'ai même pas ressenti : je deviens plus proche de 40 ans (= plus vraiment jeune) que de 30 (= encore jeune) ; je ne suis plus "Jeune UDF" mais UDF tout court ; je rentre dans la catégorie "jeune sénior" dans les statistiques de l'emploi ; etc.
Je constate que j'ai de la chance : heureux en famille, engagé dans des projets intéressants, en bonne santé, etc. mais je ressens surtout que je suis dans la force de l'âge, dans une disposition à la fois physique et intellectuelle qui me permet, et même m'oblige à agir avec énergie dans l'intérêt de tous. D'abord dans l'exercice de mon mandat d'élu municipal, mais aussi dans la décision à prendre d'aller briguer un autre mandat au service de la population.
Politiquement, 1972 a été une année importante puisque le programme commun de la gauche est scellé, que le PCF (à l'époque 21 % des voix aux scrutins nationaux) se dote d'une nouvelle direction avec Georges Marchais et son acolyte... Maxime Gremetz ! C'est presque "rassurant" de voir que même 35 ans plus tard, certains sont encore là, à la même place !
lundi, 05 février 2007
Sauver nos campagnes
Récemment encore, un habitant du canton de Picquigny me disait, mi-inquiet, mi-suspiscieux : "Vous, Monsieur Bourgois, vous êtes pas pour que la Métropole d'Amiens elle nous avale ?". - "Evidemment, non, non et non !" a été ma réponse immédiate.
Cette question révèle une peur lattente de voir disparaitre nos campagnes et leur quiétude. Je pense effectivement qu'il faut rester vigilant sur ce point. Mais je crois que les communes ne doivent pas vivre dans la peur. Je suis plus que tout attaché à la souverainneté des communes, et à l'efficacité de leur gestion. Il y a donc un équilibre à trouver autour de ces deux priorités. Dès lors, ma réponse à cette question permet de poser les deux conditions qui me semblent essentielles :
- La commune a t-elle le désir d'intégrer Amiens-Métropole ? Si oui, elle sera accueillie après étude. Si non, tout reste comme avant. Je crois que le Président de la Métropole n'a jamais fait de prosélytisme et a même donné des gages aux "petites" communes : ainsi la ville d'Amiens n'a t-elle même pas la majorité des sièges au conseil de la Métropole.
- Le fonctionnement actuel garantit-il la meilleure efficacité pour les habitants ? Là encore, seuls les élus communaux (au nom des habitants) peuvent y répondre. Faisons confiance aux élus ! Et écoutons les autres qui ont fait le choix d'intégrer la Métropole. De leur expérience naitra la réponse.
Le témoignage des élus ruraux ayant choisi la Métropole indique que les "petits" se sentent plus forts en travaillant avec les "grands"... Mais rassurez-vous : Ne comptez pas sur moi pour forcer les petits et renforcer les grands !
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