jeudi, 29 mars 2007

Maire et père

medium_famille.gifDans leur immense majorité, les élus sont dévoués et disponibles. Ce sont deux vertus que je tente de mettre en application quotidiennement, dans tous les quartiers, soir et matin, en semaine et en week end.

Comme je suis plutôt passionné et un peu bavard, je prends en général le temps de dialoguer... ce qui peut durer. Le temps ainsi consacré à mon mandat est important, et vient en complément de ma vie professionnelle et familiale.

Poser les limites est aussi important car mon devoir (et aussi mon plaisir) est d'être aussi auprès de ma famille, surtout avec trois jeunes enfants. Ainsi, l'autre samedi, en fin d'après midi, et après avoir longuement échangé avec des jeunes du quartier, j'ai clos en indiquant : "Je vais vous laisser, je rentre retrouver mes enfants". Et mes interlocuteurs ont été très enthousiastes à l'idée que j'aie une vie familiale et pas seulement une vie d'élu. Chacun y allait de son anecdote sur les élus qui vont de réunion en réunion.  Que je sois père leur semblait subitement aussi admirable que je sois maire du secteur...

Cela révèle aussi que les gens au fond savent que nous menons de front ces différentes activités et sont touchés de notre sincérité, simple et directe.

mardi, 27 mars 2007

Bataille souterraine

medium_jeunes.jpgLa bataille pour l'emploi est quotidienne et souvent invisible. Ainsi, récemment, j'ai eu de nouveau l'occasion d'accueillir à Amiens des investisseurs potentiels. Je leur ai expliqué avec sincérité et conviction l'attractivité de notre Métropole et surtout de sa Zone franche. Même si la rencontre se fait dans la plus grande discrétion, le nombre de personnes à faire rencontrer est important, surtout du fait des sujets abordés.

Tout est alors passé en revue : conditions d'accueil, partenariat, dynamisme, sécurité, etc.

Et surtout, deux impératifs sont toujours avancés : la qualité de formation des futurs salariés potentiels ; la qualité de vie dans notre Métropole. Pour le second point, il suffit de s'y promener ou de découvrir la vision de Gilles de Robien pour le développement maîtrisé de la métropole. Pour ce qui concerne la formation, cela nécessite un travail vaste et complet alliant les principaux acteurs : université, grandes écoles, centres de formation, Maison de l'Emploi, etc.

Je pense que nous avons tous les atouts et que nos succès passés plaident pour nos réussites à venir !

 

samedi, 24 mars 2007

Merci Brigitte !

medium_brigitte-foure_090504.jpgDans ma note de janvier 2007, j'avais dit ce que m'inspirait la nomination de Brigitte dans l'Ordre National de la Légion d'Honneur.

Aujourd'hui, alors que son retrait est officiel afin de permettre à Gilles de Robien de redevenir Maire, c'est une nouvelle occasion de saluer la qualité humaine et politique de Brigitte. Outre notre amitié, elle sait et je veux partager avec vous notre reconnaissance et notre très grande estime.

Merci Brigitte du service rendu et de ce que nous ferons encore ensemble!

vendredi, 23 mars 2007

Un auteur Picard

medium_DSC03839.JPGIl vivra sans doute comme une provocation que je le définisse comme auteur Picard, lui que l'on présente comme auteur Harki ou comme auteur Maghrébin, lui qui déteste et fuit les étiquettes. Lui, c'est Yacoub Abdellatif, auteur amiénois hyper sensible et souvent révolté. Les milieux culturels de notre région le connaissent et savent sa grande liberté, parfois un peu gênante de non-conformité.

Une fois encore, il a écrit une nouvelle pièce poétique, douce, et étonnement drôle, sans concession ni tabou. Dans Fatma la honte, il nous présente une famille aux générations coupées : les parents nostalgiques de leur Kabylie natale et les enfants pressés de s'intégrer dans le pays de leur naissance.

Ce thème aurait pu être insipide et ruisselant de bons sentiments faciles et politiquement corrects. Il n'en est rien, alors vraiment, je vous invite à suivre la programmation et sauter sur la première occasion !

mercredi, 21 mars 2007

Deux heures avec Castro

medium_Roland_castro.jpgAu cours de son passage à Amiens ce samedi, j'ai eu le plaisir de rencontrer Roland Castro, architecte urbaniste, militant politique fondateur du MUC (Mouvement pour une Utopie Concrète), invité par l'ACEC.

Je parle de plaisir car j'en ai éprouvé en échangeant avec cet homme, référence sûre en ce qui concerne l'architecture des "quartiers difficiles". Aimable, modeste, drôle, il dégage un certain charisme.

Engagé politiquement à l'extrême gauche depuis plus de 40 ans, il a les beaux attributs du gauchiste : jolie utopie, sens de la fraternité, volonté de balayer les idées reçues, etc. Mais il a aussi les atouts de celui qui a pensé et critiqué les contradictions, les oppositions stériles et la contestation permanente. Aussi le sent-on un peu désabusé entre une Ségolène "vraiment nulle" et une Marie-Georges "recyclant les mêmes discours depuis des décennies, incapable de participer au gouvernement". Car voici ce qui sauve et honore Roland Castro : il utilise sa révolte. En mobilisant les "intellectuels", il entend inventer de nouvelles avancées sociales... dont certaines paraissent farfelues aujourd'hui.

Dois-je révéler qu'il pense voter pour François Bayrou ? Il ne souhaite pas le dire publiquement pour ne pas trop influencer ses amis utopistes. Mais il voit sans doute dans la construction du centre une utopie devenant concrète...

lundi, 19 mars 2007

Tous pour Amiens !

medium_DSC03846.JPGJe n'étais pas allé à La Licorne depuis plusieurs mois. L'agenda comblé et la vie de famille à préserver m'avaient éloigné du stade amiénois. Quel plaisir d'y retourner. Bien sûr parce que notre équipe a bien joué et gagné 2-0 contre Brest. Mais aussi pour l'ambiance unique qu'on peut y trouver.

Dans quelles enceintes ou bâtiments la chaude cordialité hors catégorie socio-professionnelle peut-elle être plus marquée ? Nous pourrions même parler de "fraternité provisoire " (c'est plus facile quand ça dire 90 minutes...). Tous portés par une même envie de supporter "son" équipe, sans enjeu financier ni politique, quel repos !

Bien sûr, je n'oublie pas les hooligans qui peuvent exister, les salaires indécents ou les "arrangements" suspectés qui ruinent la beauté du sport. Mais ce dont je veux témoigner est la forte cohésion offerte par ces rencontres.

A la mi-temps, mon voisin me disait sa crainte de voir grimper Amiens en Ligue 1. Crainte financière surtout. Bien sûr, cela a un coût mais l'objectif même de la compétition doit être de "monter" et surtout, il faut rompre avec l'idée selon laquelle ce qui est fort, grand et beau est trop bien pour Amiens. C'est toujours en appui sur une solide ambition collective qu'Amiens a marqué sa cohésion et enregistré des succès. Cela doit valoir aussi pour le sport de haut niveau !

J'écris cela avec beaucoup de détermination, étant également attaché aux clubs de quartier dont il ne faudra néanmoins pas baisser les moyens d'action. Je pense à quelques uns dont je suis les exploits : ACA, Rif, AFC, Portugais, St Maurice, VA, ES Pigeonnier, Etouvie, OA, etc.

jeudi, 15 mars 2007

Ecole vivante et maitres moteurs

medium_doisneau-robert-information-scolaire-2203491.jpgFils d'enseignants, je connais depuis toujours la passion qui anime ce métier. Je sais aussi les lourdeurs, les freins et les difficultés de cette grosse machine Education Nationale. Mais je dois reconnaitre avoir encore été surpris et touché par ce que je vis depuis cinq ans dans mes fonctions d'élu local, en charge de 24 écoles. Bien sûr, notre première mission communale est d'assurer des bâtiments accueillants et fonctionnels. La tâche est immense, comme les progrès accomplis. Notre action volontariste concernant par exemple la sécurité, le mobilier, la prévention sanitaire et l'informatisation des écoles sont des motifs de fierté.

Mais ce soir, je veux rendre hommage aux enseignants. Parce que le métier est objectivement difficile, bien sûr. Mais aussi je veux témoigner d'avoir rencontré des directeurs (trices), principaux et proviseurs motivés, volontaires, profondément désireux de bien éduquer et faire grandir les Jeunes. Le plus souvent, personne n'en sait rien.

Alors, lorsque je sais que Gilles de Robien a décidé d'augmenter l'indemnité des directeurs, je ne peux que trouver cela juste et encourageant.

J'aurai l'occasion d'en reparler, soutenant notamment plusieurs projets innovants dans le secteur.

lundi, 12 mars 2007

Une lourde page à respecter

medium_Chirac_JYB_Chirac.jpgUne lourde page est à tourner par Jacques Chirac, le Président de la République ayant annoncé qu'après 40 ans de mandats nationaux, il ne serait pas candidat à sa succession.

Ce n'est pas une surprise et les élus qui cessent leurs fonctions font toujours beaucoup d'heureux, à commencer par leurs opposants...

Dès aujourd'hui, on peut commencer donc à retracer sa carrière et y poser un regard dur et tendre à la fois : des déceptions qu'il n'ait davantage réformé le pays mais aussi une admiration pour l'assise ferme de ses convictions profondes : respect des minorités et des autres cultures, refus de l'extrémisme, vrai amour pour les personnes qu'il croise. Je n'en ai été convaincu que récemment, lors de sa visite à Amiens. Je suis sûr de sa sincérité lorsqu'il rencontre des gens, mais je crains qu'il ne soit pas suffisamment parvenu à traduire concrètement ce qu'il ressentait. Ni ange ni démon, il restera un homme assez proche, y compris dans sa faiblesse, pour ne pas avoir l'indulgence et l'affection du pays.

Mais ce matin, je songe surtout à la fugacité de l'action politique : en 15 minutes sont évacuées 40 années de campagnes, de rencontres, de luttes et d'engagement humain.

Alors je songe que si notre prochain(e) président(e) pensait tous les jours à son bilan à venir, à ce que nous pourrons retenir de lui à long terme, sans doute changerait-il aussi son mode de gouvernement...

vendredi, 09 mars 2007

Le bon candidat

medium_urne.2.jpgLes sites vous aidant à choisir le bon candidat sont nombreux.
Je vous invite à découvrir Je vote x qui est le plus simple et le plus rapide que je connaisse. De plus, vous aurez la synthèse de toutes les positions politiques des principaux candidats.

J'ai testé et mon candidat idéal, c'est... F. Bayrou (ouf !) devant MG. Buffet et N. Sarkozy ! J'avoue ne pas bien comprendre ce qu'elle fait là... La politique n'est pas toujours acomodante avec l'informatique.

Enfin, c'est peut-être ce qu'il faut pour remplacer Gremetz en restant social-démocrate...

mercredi, 07 mars 2007

La vérité sort de...

medium_cendrillon_image.jpgLa vérité sort de la bouche des enfants, dit-on souvent.

 J’ai donc voulu tester ma fille de 6 ans sur ses sentiments politiques, ce sujet étant encore absent de nos discussions familiales. D’abord, elle aime beaucoup Jean-Pierre Raffarin car elle est persuadée qu’il jouait dans « Ma sorcière bien aimée » ; Ensuite, elle est fascinée par Gilles de Robien mais trouve que c’est normal que « son maire » passe tous les jours à la télé. Je ne peux que louer cette clairvoyance jusqu’au moment où elle résume « moi, je choisis Royal ! Car avec elle ce sera royal… et comme j’aime bien les princesses… ». J’ai pris un air intéressé et n’ai pas contesté la capacité de Ségolène et François à incarner un renouveau et une aura nouvelle pour la France. Je n’ai même pas osé lui dire qu’aucun des candidats ne peut prétendre être le prince charmant ni Cendrillon… Je lui laisse également le temps de comprendre qu’il y a aussi des sorcières et des méchants…

Je retiens tout de même quelques éléments de cette affection pour Ségolène : Ma fille considère logique de confier le pouvoir à une femme. A quelques jours de la « Journée des femmes », cela est encourageant ( ! ). A cet âge, le pouvoir revêt une fonction d’apparat et de beauté, sans notion de force et de responsabilité. Ségolène est alors évidemment la plus forte, la plus « apprêtée ». (D’ailleurs elle semble plus apprêtée à être candidate que prête à être élue). Quelle sera la part de l’affectif dans le vote à venir ? Sans doute forte, tant la personnalisation des candidatures est prédominante : Untel inquiète ou rassure, Untel séduit ou rebute, etc. On n'entend plus rarement annoncer : "Untel veut faire cela et je pense qu'il se trompe".

Peut-être est-il bon de revenir à deux questions essentielles : quelle société je veux (et qui porte ce modèle) ? et aussi, en repensant à ma fille et ses frère et soeur : qui préparera le mieux l’avenir de nos enfants ?

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