lundi, 30 avril 2007
Des patriotes méconnus
La France sera t-elle capable de rattraper le mauvais traitement accordé aux Harkis et Supplétifs en 1962 ? Bien sûr il le faut mais 40 ans plus tard, ce n'est toujours pas acquis. Ceux qui ont choisi la France, leur pays natal et leur drapeau, ont eu un comportement exemplaire de héros patriotes. Et aujourd'hui on les considère comme des étrangers, des Français "particuliers". Leur histoire pourrait en faire au contraire des "Plus-que-Français" mais l'opinion connait mal ces familles.
Alors qu'il évoquait la situation de députés UDF, Monsieur Lellouche (UMP) a commis un dérapage incompréhensible. Alors que rien ne s'y prêtait, il a assimilé les Harkis à des citoyens de seconde zone. C'est plus que maladroit : je crains que cette phrase perpétue un regard condescendant envers une communauté digne et éminemment respectable. Je condamne ces propos parce qu'ils sont insultants, injustifiés et blessants. Monsieur Lellouche a présenté ses excuses écrites en qualifiant ses propos de "maladroits". Cette correction était utile et il est mieux qu'il l'ait fait. On est loin des aggresions verbales de Georges Freche pour lesquelles les excuses et la condamnation par le Parti Socialiste sont encore attendues. (Pour mémoire, ma note du 19 novembre 2006).
La responsabilité de tous les élus est d'affirmer ce qui nous semble bon pour la société et ce qui doit être promu. A l'évidence, le choix douloureux des Harkis doit être redit, et salué sans ombre ni réserve.
vendredi, 27 avril 2007
C'est possible !
Petite taquinerie d'un ami socialiste qui trouve mon slogan de décembre 2006 "avec vous c'est possible" un peu trop imité par Nicolas Sarkozy... avant de me montrer une affiche du PS datant de 1981. Façon pour lui de me signifier que les mots appartiennent à tous, et que peut-être viendra t-il nous rejoindre au Parti Démocrate...
Pour mémoire, ma note de janvier sur ce thème.
Et qui se souvient que le premier slogan de Mitterrand en 1981 était "De toutes les forces de la France"... qui semble se rapprocher de "La France de toutes nos forces" de François Bayrou en 2007 ?
07:10 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
jeudi, 26 avril 2007
Démocratie nocturne
Exercice inédit hier soir devant l'immeuble Mozart. Nous avons organisé des essais d'éclairage public sur les immeubles afin de les rendre plus agréables, plus vivants, bref plus beaux.
A la nuit tombée, les lumières ont semblé ressortir de la brique des immeubles et des bétons de la célèbre chaufferie (appelée par tous "le chateau d'eau"). Les teintes bleues, blanches et rouges ont léché les murs, apportant relief et animation.
Mais surtout, quelle ambiance ! Au pied des immeubles, des dizaines d'enfants, de jeunes et de parents pour regarder ces essais, avec les représentants des comités de quartier, et essayer d'améliorer l'orientation, la puissance ou la teinte. Les remarques et suggestions des habitants ont aidé à perfectionner ce système qui sera installé définitivement courant 2008.
Cette première réunion publique "dans la rue et de nuit" a été un moment de joie et de rencontre différentes. A recommencer donc !
06:55 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 25 avril 2007
N'ayez pas peur !
Je lis les craintes et critiques des supporters anonymes (hormis Fred) de François Bayrou devant mon choix assumé de préférer Monsieur Sarkozy à Madame Royal. Elles sont légitimes et cohérentes. Elles n'en sont pas moins excessives.
Les gens qui connaissent mon action et ma personnalité savent que je n'ai rien d'un excité, d'un extrémiste ni d'un "béni oui oui". Ils savent aussi que j'ai pris position loyalement pour François Bayrou. En 2002 et en 2007. Sur le marché du Colvert, qui était là ? Sûrement pas ceux qui aujourd'hui disent leur déception. Difficile pour eux de me reprocher ce qu'ils n'ont eux-mêmes pas fait...
Faut-il appeler à voter blanc ? je ne le crois pas. La démocratie consiste à choisir son élu, pas à laisser choisir tous les autres. L'UDF, ma famille politique depuis toujours, a depuis 30 ans promu la démocratie et marqué des choix de société. Pourquoi aujourd'hui ses supporters devraient ils se priver de choisir ?
Que François Bayrou rejoigne Sarkozy pourrait vous décevoir, parce que vous l'avez choisi, lui et pas un autre. Mais que parmi ses électeurs il y ait des gens qui votent Royal ou Sarkozy au second tour ne me dérange pas. Cela illustre même le rassemblement au delà des clivages qu'a réussi François Bayrou au 1er tour. Jamais je ne dirai à celui qui a voté Bayrou avant de voter Royal qu'il est un traître, un opportuniste ou sans conviction.
Sans respect, rien de constructif n'est possible, quels que soient nos choix.
Enfin, mon estime va d'abord à ceux qui choisissent et assument, plutôt qu'à ceux qui restent tapis dans l'ombre, attendant le soir des résultats pour annoncer leur victoire.
mardi, 24 avril 2007
Comme une évidence...
Le candidat de ma famille politique François Bayrou a fait un score important, néanmoins insuffisant pour accéder au second tour. Qu'il ne puisse aujourd'hui s'exprimer clairement en faveur de l'un ou l'autre me semble compréhensible.
Mais ne pas avoir gagné au premier tour ne nous autorise pas à négliger le second. J'entends donc indiquer clairement le choix qui est le mien. Il est essentiel de rester fidèle à ses convictions, de toujours choisir de garder le cap des valeurs qui nous guident.
Comme une évidence, je voterai pour Nicolas Sarkozy. Ce choix est celui de la raison et de la sagesse. Il est pourtant simplement le choix naturel pour quelqu'un qui défends les valeurs du centre droit.
Bien évidemment, l'incapacité manifeste de Ségolène Royal me pousse à ce choix. Mais surtout, mon engagement politique, mon expérience d'élu local, mon analyse des programmes, ma confiance en Gilles de Robien, ma volonté de voir profondément réformer notre pays, m'orientent nettement vers celui qui représente l'UMP, le partenaire naturel, historique et quotidien de l'UDF.
Je ne néglige pas les craintes que suscite Nicolas Sarkozy. Tout homme qui veut réformer encourt ces critiques. Je suis convaincu que cet homme est nourri d'une culture politique modérée et moderne. Je pense important d'observer ce qu'a été la vie, et surtout la jeunesse, des candidats. Nicolas Sarkozy n'a jamais été attiré par les extrêmes, jamais été ambigü avec le FN, jamais trahi l'essentiel de ce qui fait la culture et l'honneur de la France. Je suis et resterai inflexible sur ces questions.
lundi, 23 avril 2007
Le troisième tour
Quelle journée agréable hier : ce soleil brillant et joyeux, ces foules qui se déplacent pour voter massivement, et surtout une recomposition politique attendue et porteuse d'avenir. Je constate quelques enseignements de ce scrutin... qui semblent être surtout les conséquences du scrutin du 21 avril... 2002. Hier a été par plusieurs aspects le troisième tour de l'élection de 2002.
La participation massive est évidemment la première source de réjouissance. La "leçon du 21 avril" a donc été tirée par les électeurs qui n'ont pas accepté l'idée de revivre ce sentiment de dépossession connu en 2002.
La poussée de François Bayrou est remarquable : tripler son score en cinq ans est porteur d'espérance. Cela est aussi une lourde responsabilité. Le rassemblement autour de sa candidature a été si vaste et divers qu'il doit rester prudent pour préserver l'unité ("l'ambiguité" disent certains).
Le phénomène créé par Nicolas Sarkozy est inédit : parvenir après deux mandats "de droite" à apparaitre comme étant une nouvelle offre est un tour de force. Et en même temps, d'un point de vue tactique, sans considération morale ou idéologique, sa stratégie visant à détourner les électeurs du FN a fonctionné semble t-il. Il décomplexe la droite et réduit le FN comme jamais quiconque n'y était parvenu. Plus d'un million d'électeurs ont laché Le Pen. Cet effondrement du Front National est une tendance que nous attendions depuis longtemps.
La qualification "institutionnelle" de Marie-Ségolène Royal est encore une suite du 21 avril 2002. L'électorat de gauche s'est concentré, les yeux et les oreilles obstruées, sur celle que le bipartisme imposait pour eux. Sans élan ni enthousiasme.
07:50 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
dimanche, 22 avril 2007
Grand jour !
07:10 Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
jeudi, 19 avril 2007
Leçon patriotique
Les obsèques de Paul Gallois, célébrées hier, ont été un moment d'émotion et de recueillement profonds. Cette figure, haute en couleurs, manquera au paysage amiénois. Patriote, bon et ferme, il a donné par sa vie un exemple qui peut inspirer, voire stimuler les plus jeunes.
PATRIOTE, il l'était depuis toujours. Sous le feu des armes, dans son engagement pour la France, dans sa présence active auprès des associations patriotiques, il a toujours porté haut l'étendard de l'honneur et du courage. Avec lui, cela n'est pas désuet ni extrémiste.
BON, il avait le souci de faire progresser les autres, de rester loyal en toute circonstance, et d'avoir ce mot, cette attention à chacun, avec humilité et gentillesse.
FERME, il savait l'être. Accroché à de fortes convictions et ne transigeant pas sur ce qu'il pensait juste et bon, il semblait indéracinable sous le vent des modes et des démagogies successives.
Il incarnait bien cette génération du courage et de l'engagement. Ayant connu la seconde guerre mondiale, porté l'uniforme (et les armes) en Indochine, en Algérie, en Allemagne et en France, il semblait porteur d'une mémoire fraiche d'une époque déjà lointaine.
Son engagement quotidien pour "sa" ville était remarquable. "Il faut que les Amiénois sachent que Paul a beaucoup contribué au redressement et au rayonnement de la ville" disait hier Gilles de Robien.
Merci, Paul !
06:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mardi, 17 avril 2007
Canicule à Camon
Très forte chaleur et chaude ambiance ce dimanche à Camon pour le tournoi international de foot-ball, remporté cette année par Sedan. Cette rencontre sportive met en compétition les meilleurs espoirs de clubs de toute l'Europe.
C'est aussi une évidente occasion de rencontrer les élus du lieu. Sur l'image, à côté de moi, le maire de Camon, le député et le maire de Rivery. Les échanges entre le député et ces maires ont été rares, glacés et ostensiblement crispés. Et de manière évidente, c'est le maire de Camon qui jouait sur son terrain, entouré, décontracté et souriant ; alors que le député est persistant, tendu et... seul.
Les anciens camarades du parti communiste disent aujourd'hui de lui qu'il a "fait son temps", ce qui manque d'élégance mais pourrait parler fort aux électeurs de l'extrème-gauche. Le député sortant se dit très confiant, "s'appuyant sur le peuple". Mais à force d'appuyer dessus, il se dérobera peut-être !
lundi, 16 avril 2007
Analogie sportive
![]()
Impossible ce matin de ne pas rebondir sur l'actualité sportive pour débuter la dernière semaine de campagne présidentielle pour le premier tour ! Entre le Marathon de Paris et la course cycliste Paris-Roubaix (notre photo), nous avons le choix des comparaison possibles : comme sur les pavés, on encaisse les duretés du terrain, comme pour le Marathon, on donne tout sur 42,195 km... après des mois et des années de préparation.
Sur 12 candidats, ils ne seront plus que deux dans une semaine. Nous aurons de toutes façons une surprise ! Comme en sport, rien n'est joué mais surtout, la politique a cette particularité unique qui veut que ce ne soit pas l'acteur qui fasse la victoire mais le spectateur, en votant. Cela devrait rendre plus humbles les candidats, plus flatteurs aussi.
Promis : demain, je vous parle du tournoi international de football de Camon !06:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


