mercredi, 27 juin 2007
Voie de l'humilité
La politique est une voie unique d'apprentissage de l'humilité.
Etre candidat est une étrange démarche qui consiste à faire gonfler son ego (certains y parviennent plus facilement) en affirmant être le meilleur, avoir les meilleures idées et les plus beaux soutiens... avant de passer sous le verdict des électeurs qui vous disent si, effectivement, vous êtes celui qu'ils veulent. Et si la réponse est négative, cela impose de faire ce constat simple : je me suis mis à leur service mais ils ont décluiné l'offre. Rien de plus. Le candidat élu, comme le candidat battu, n'en est ni meilleur ni pire. Il n'est simplement pas celui voulu par tel électorat à tel moment.
Etre élu est peut-être encore plus exigeant. Parce qu'une fois vainqueur du scrutin, le plus dur reste à faire : être un bon élu, c'est à dire travailler sérieusement en restant humble et disponible. Et ce ne sera pas facile. Par des prises de position, des décisions guidées par l'intérêt général (et qui peuvent mécontenter), des désirs difficiles à satisfaire, etc. l'élu local a rapidement des occasions de décevoir et donc de reconnaitre qu'il n'est pas tout puissant et parfait en tous domaines. Ecole d'humilité. Mais aussi dans ce qu'il réussit, entraine et partage, il sera tenté de penser que son talent lui évite les embuches et entraine toutes les victoires. C'est parfois vrai mais souvent faux. Un devoir d'humilité sera alors un secours important.
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mardi, 19 juin 2007
Vox populi
Dimanche, les électeurs de la circonscription (la 1ère de la Somme ) ont choisi de suivre le slogan de Maxime Gremetz : "Ensemble continuons". Une nouvelle fois, Maxime incarnera cette étonnante posture : la grogne conservatrice, qui consiste à contester toute réforme, combattre ce qui est nouveau et affirmer que ce qui existe doit continuer à rester ainsi. Malgré les souffrances, la misère et le dénuement. Il y avait le Che, nous avons le GRE !
Malgré un excellent premier tour qui me place en tête (Pour la première fois depuis la République, ce n'est pas un homme de gauche !), le second tour a été sans appel... Je ressens une forte déception parmi mes militants, à hauteur de l'espoir levé. Je leur consacrerai une note prochainement... Néanmoins, le rapport gauche / droite de la présidentielle a retrouvé son étiage habituel (60-40). Et Maxime a toujours bénéficié du même mécanisme : le premier à gauche au 1er tour, puis gagnant grâce aux reports de voix de gauche... dans cette circonscription hyper confortable pour lui.
Je me remémore cette phrase d'un politologue averti et éloigné du microcosme picard, qui avait analysé les chiffres de toutes les élections nationales et locales dans cette circonscription : "Pour toi, c'est inhumain" ! Il avait raccourci ce que tout le monde sait. Cette terre est difficile et offerte par avance au candidat contestataire de gauche.
Et c'est peut-être cela que nous pouvons dire : Bien joué Maxime d'avoir créé ce personnage pittoresque et excessif qui arrive, seul contre tous, à accéder au second tour et prétendre incarner des valeurs de gauche... J'ai salué et félicité le député réélu dimanche soir. Je le retrouverai très vite sur le terrain...
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