vendredi, 05 octobre 2007
Une famille ADN
L'amendement Mariani, heureusement taclé par les sénateurs, remplis de leur rôle de "sages", agite la classe politique et tous ceux qui raisonnent collectif. Cette question essentielle, parce que c'est l'essence même de notre société qui est concernée. Les discussions actuelles s'appuient sur la recherche suspicieuse de moyens de coincer les fraudeurs. Actuellement, seule une décision judiciaire autorise à effectuer des prélèvements et recherches d'ADN (C'est d'ailleurs facile à commander par Internet, même si c'est interdit en France). Utiliser cet outil particulièrement lourd est une mauvaise réponse à une question philosophique et politique forte. Je ne rejoins pas les excessifs qui assimilent Sarkozy à un eugéniste, ce n'est pas du tout la question. La question qui vaille est davantage celle de la définition de la famille. Est-ce génétique ou social ou les deux. Répondons donc : c'est quoi une famille ? Pour ma part, c'est bien sûr au démarrage un héritage biologique reçu de ses parents et que l'on peut reproduire mais c'est bien plus ! Enfants adoptés, familles recomposées, vie communautaire, etc. Ces modes de famille seraient-ils des faux ? Et je ne parle pas des divergences de définition de la famille entre l'Europe et l'Afrique par exemple. Nous connaissons multitude d'hommes ayant adopté leurs neveux et nièces. Exposer notre conception est normal mais veillons à ne pas oublier les cultures étrangères en sa'dressant à elles.
Je crois et j'espère en la sagesse de la commission mixte paritaire pour revenir à la raison. Le réglement des questions - difficiles - d'immigration impose de la sérénité. Je suis favorable aux contrôles et à la sanction des fraudeurs mais si c'est la justice que nous voulons, elle ne peut s'appliquer dans la suspicion.
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Commentaires
Quand on pense à toutes les conditions posées aux français pour limiter au maximum l'utilisation des tests ADN, l'imposer aux étrangers me parait complétement incongru. Effectivement, les liens familiaux ne sont pas forcément les liens du sang. Je vois cette disposition comme une atteinte (supplémentaire) aux libertés individuelles et au droit à la vie privée.
Et, soyons lucides, si l'on pratiquait des tests ADN dans nos chères familles françaises, cela donnerait lieu je pense à de nombreuses surprises. Je crois qu'on estimait à plus de 10% le nombre d'enfants reconnus par des pères qui n'étaient pas les leurs. Je me rappelle d'un reportage sur un père de 4 enfants (aux Etats-Unis je crois), qui à la suite de la découverte d'une anomalie génétique sur sa fille, a appris qu'il n'en était pas le père. Il a poussé plus loin les recherches pour apprendre que, biologiquement, il n'était le père que d'un sur les 4. Alors, aimait il moins les autres? N'était il plus leur père simplement à cause d'un test génétique? S'il avait voulu s'expatrier, aurait il du les laisser derrière lui?
Ecrit par : Séverine Tietz | samedi, 06 octobre 2007
Sarko a bien pris Bockel et Kouchner qui n'étaient pas de sa famille (si, les tests adn l'ont prouvé !).
Bravo d'avoir mis l'accent sur la FAMILLE !
Ecrit par : Thierry | lundi, 08 octobre 2007
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