mardi, 30 octobre 2007
Clic-Clac
J'aime la photo depuis pas mal d'années et je pratique avec plaisir. J'ai donc eu une joie particulière en inaugurant la semaine passée à l'Atrium l'exposition de l'association Le Tréteau. Cette joyeuse équipe accueille, initie et forme les jeunes habitants du quartier (et d'ailleurs) à la photographie. belle activité qui apprend à poser son regard, composer son image et regarder (autrement) le monde.
La photo accompagne la vie, de plus en plus tôt, de plus en plus tard, de l'échographie à la radiographie. Ça commence peut-être à la maternité, avec les photos de classe, les images de vacances et les clichés d'amoureux. Plus tard, les repas de famille, les paysages et les souvenirs. J'imagine mal comment nous feuilletterons les albums photos numériques... Mais ce qui restera, c'est le sentiment court et immense d'arrêter le temps, de le capitaliser !
Pour illustrer cette note, j'ai choisi un champion de la "prise-en-photo", toujours de l'autre côté de l'appareil !
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 27 octobre 2007
Recueillement
Lundi dernier, dans l'église de Longueau, j'assistais aux obsèques de l'abbé Froment, ancien curé du lieu. L'église était comble pour saluer cet homme simple et bon qui a consacré sa vie à lutter contre l'injustice. Ce n'est pas une formule. Je le connaissais, comme beaucoup à en croire l'assistance nombreuse. Cette foule émue m'a semblé variée et sereine. Une multitude de visages, de personnes d'horizons si divers, disaient bien toutes les actions menées par cet homme : accueil de l'étranger, animation de la paroisse, insertion auprès des plus pauvres, etc. Je me souviens l'avoir plusieurs fois incité à la prudence... tout en me réjouissant de son audace.
Aux cours d'obsèques catholiques, on lit souvent ce texte qui rappelle que le grain de blé doit tomber en terre et mourrir pour porter du fruit (Jean XII 20). On pense à cela pour atténuer la peine. Mais en repensant à cet homme, on mesure à quel point il est possible et heureux de semer tout au long de sa vie pour le bonheur de l'autre.
07:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 24 octobre 2007
Good deal
La décision des salariés de rejeter le plan de réorganisation des usines GoodYear - Dunlop d'Amiens est lourde. Elle revêt même un tragique aspect aléatoire : le refus collectif (principalement portée par la CGT) va t-elle faire reculer et investir les dirigeants du groupe ? Pari audacieux qui peut ressembler à un suicide collectif !
Bien sûr, le rôle du syndicat est de défendre les conditions de travail des salariés. Mais c'est d'abord de défendre l'emploi qui est essentiel. Je connais trop de salariés de ces usines pour ignorer ce qui s'y déroule et l'importance de cette entreprise pour ses salariés, ses sous-traitants et les collectivités qui en perçoivent la fiscalité !
On espère et on attend une négociation constructive après l'échec du référendum. En étant optimiste, on peut espérer que la direction puisse l'engager mais il y a fort à parier que cette prochaine fois serait la dernière. Espérons que les partenaires sociaux puissent enfin trouver le "good deal"...
07:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 19 octobre 2007
Nouveau média
Un nouveau venu dans le monde médiatique picard doit retenir notre attention :
Contrairement aux journaux en ligne habituels, celui-ci est interactif et s'alimente des informations (modérées) des Internautes. Aujourd'hui, je ne vous propose que le dessin de la semaine. Mais sur le site, Vous découvrirez quelques rubriques variées et intéressantes. A suivre et à nourrir. Longue vie e-journal !
07:35 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 18 octobre 2007
Denis et les autres...
L'actualité sociale et politique est dense et nourrie chaque jour de nouveaux projets et débats. Mais il me semble que ce que les médias appellent "l'affaire Denis Gautier Sauvagnac" (notre photo) est d'une ampleur et d'une gravité rares.
En effet, cet homme reconnaît avoir diffusé du "fluidifiant" dans les relations sociales entre syndicats et patronat. Chacun des syndicats s'empresse de déclarer être vierge de toute corruption. Les sommes concernées se chiffrent en dizaines de millions d'euros. Et globalement, nous en sommes là...
Il me parait indispensable que se poursuivent les recherches pour tout établir et tout dire, quelles qu'en soient les conséquences. Je n'ai aucune affinité pour Monsieur Gautier Sauvagnac, que l'on dit pourtant fin, habile et courtois. Je me souviens trop bien de la virulence et l'intolérance déployées par lui et ses amis lorsque Gilles de Robien s'engageait pour l'aménagement négocié et volontaire du temps de travail (on relira à ce sujet "Hors-la-loi", dix ans après sa sortie !).
Néanmoins, le voici en symbole un peu facile du patron (qu'il n'a d'ailleurs jamais été) peu scrupuleux. Je crois que la réalité est pire : il est aujourd'hui la figure émergée d'un système établi par des représentants syndicaux de haut niveau, sur lesquels le contrôle financier est quasi nul et absolument opaque. Tout ceci est connu et accepté de tous. Pour s'en convaincre, interrogez n'importe quel CE de grande entreprise pour connaître sa gestion... La réponse laissera à désirer.
Souvent, j'ai abordé le sujet de la représentation syndicale et du dialogue social... et je songe au mal que ces affaires peuvent faire aux militants et responsables locaux, engagés sincèrement dans le "frottement social"... Pour eux surtout, que sorte la vérité !
06:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
mardi, 16 octobre 2007
Mercenaires d'hier et de demain
Connaissez-vous Bob Denard (Robert Bourgeaud de son vrai nom) ? Ce mercenaire, barbouze et aventurier douteux, vient de mourir à 78 ans, des suites d'une maladie. Cet homme a incarné pendant 30 ans les "drôles" de combattants, étrangement actifs dans les coups tordus, putsch, guérillas d'Afrique noire. Lui, c'est au Bénin, au Congo et aux Comores qu'il s'est fait connaitre. Son histoire mèle blanchiment, guerres civiles, services secrets, trafics et amitiés occultes. Il représente des méthodes et une époque. Mais combien sont-ils encore ces mercenaires dans le monde ?
Nul ne le sait mais si l'on prend l'exemple de l'Irak, on estime entre 100.000 et 150.000 le nombre de "miliciens privés" employés par des États ou des sociétés privées (dont le tiers pour des activités strictement militaires). Ces "agents de l'ordre" dans un pays en guerre sont assimilables à des mercenaires. A comparer avec les 165.000 soldats américains sur ce sol. Ainsi, la plus célèbre des ces entreprises, Blackwater (pilotée par un ex de la CIA), a pour premier client le gouvernent américain. Sous-traiter son armée est une pratique qui se développe mais qui n'est pas sans risque (maîtrise des actions, profil des agents, responsabilité, aucun contrôle démocratique, etc.). D'ailleurs, Blackwater, ça veut dire eau noire (Pétrole, eaux troubles ou vase ?)... On estime le chiffre d'affaires de ces société à 100 Mds de Dollars dans le monde. Il pourrait doubler d'ici 2010.
La France pratique t-elle aussi ce recours à ces "contractors" ? Officiellement, non. Mais elle peut faire appel à des SMP (sociétés militaires privées) pour compenser l'absence de militaires disponibles ou la faiblesse des effectifs sur des opérations ponctuelles et "administratives" : surveillance d'ambassades, protection rapprochée, raccompagnements à la frontière, etc. La plus connue en France est CSA International. La gamme des activités possibles est impressionnante. Des fonctions régaliennes semblent pouvoir ainsi être privatisées.
Si vis pacem, para bellum. Ces méthodes sont-elles inévitables ?
07:45 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
jeudi, 11 octobre 2007
Histoire de la France mobile
La Cité Nationale de l'Histoire de l'Immigration vient d'ouvrir à Paris.
Cet évènement, et c'est un évènement, serait peut-être passé inaperçu en dehors de la polémique née des projets de loi sur l'immigration. La coïncidence des dates est tout de même malheureuse...
Mais ce matin, même si je regrette l'absence de Nicolas Sarkozy et François Fillon, je trouve normal et même bien que ce soit la Ministre de la Culture qui soit présente. L'Histoire, les cultures, les mouvements de population sont profondément liés à son domaine de compétence. Il aurait même été gênant qu'elle n'y soit pas ! L'identité nationale, c'est bien elle qui l'incarne et qui doit la promouvoir ! Brice Hortefeux, dans sa mission délicate et complexe, est chargé de la régulation administrative, pas de la définition historique de la Nation. Ce musée retrace l'histoire de la France mobile, celle qui a migré, bougé, accueilli et recueilli. Notre pays toujours connu ses vagues d'immigration, souvent mues par la misère ou la guerre. Cette histoire là mérite d'être expliquée, et même donnée en exemple pour illustrer la capacité d'intégration, qui est seule la vraie question.
Spontanément, je ne sais pas si les citoyens auront envie de visiter ce musée. Moi, j'en ai envie. Cette question me taraude dans l'exercice de mon mandat électif quotidien. Mais surtout, cette ouverture me rappelle la visite, marquante, d'Ellis Island, le musée de l'Immigration situé au pied de la statue de la liberté à New-York. Les Etats-Unis ont peut-être mille torts mais ils affirment dans ce musée que l'immigration a été leur chance, leur dynamisme et leur honneur. Étonnant, non ? C'est ça le "Modèle américain" ?... Intéressant !
07:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 05 octobre 2007
Une famille ADN
L'amendement Mariani, heureusement taclé par les sénateurs, remplis de leur rôle de "sages", agite la classe politique et tous ceux qui raisonnent collectif. Cette question essentielle, parce que c'est l'essence même de notre société qui est concernée. Les discussions actuelles s'appuient sur la recherche suspicieuse de moyens de coincer les fraudeurs. Actuellement, seule une décision judiciaire autorise à effectuer des prélèvements et recherches d'ADN (C'est d'ailleurs facile à commander par Internet, même si c'est interdit en France). Utiliser cet outil particulièrement lourd est une mauvaise réponse à une question philosophique et politique forte. Je ne rejoins pas les excessifs qui assimilent Sarkozy à un eugéniste, ce n'est pas du tout la question. La question qui vaille est davantage celle de la définition de la famille. Est-ce génétique ou social ou les deux. Répondons donc : c'est quoi une famille ? Pour ma part, c'est bien sûr au démarrage un héritage biologique reçu de ses parents et que l'on peut reproduire mais c'est bien plus ! Enfants adoptés, familles recomposées, vie communautaire, etc. Ces modes de famille seraient-ils des faux ? Et je ne parle pas des divergences de définition de la famille entre l'Europe et l'Afrique par exemple. Nous connaissons multitude d'hommes ayant adopté leurs neveux et nièces. Exposer notre conception est normal mais veillons à ne pas oublier les cultures étrangères en sa'dressant à elles.
Je crois et j'espère en la sagesse de la commission mixte paritaire pour revenir à la raison. Le réglement des questions - difficiles - d'immigration impose de la sérénité. Je suis favorable aux contrôles et à la sanction des fraudeurs mais si c'est la justice que nous voulons, elle ne peut s'appliquer dans la suspicion.
07:45 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Gremetz rejoint GDR !
De façon remarquée, le Courier Picard annonçait cette semaine "Municipales : A. Gest rejoint G. de Robien". Information aussitôt démentie par les intéressés...
Maxime Gremetz pour sa part a rejoint GDR depuis plusieurs semaines. Il le fait un peu forcé mais il le fait. Mais bien sûr, très vite, il s'est senti à l'étroit, dans l'ombre et il pense même avoir perdu son âme en le faisant...
Triste situation pour les députés communistes qui, pour la première fois, n'ont plus de groupe parlementaire et ont du créer un groupe de circonstance avec les Verts et deux "ultramarins" (C'est comme ça qu'on définit les élus d'outre-mer !). Ce groupe a du mal à trouver une cohérence. Il n'a qu'un nom : le Groupe Démocrate et Républicain, le GDR. Faisons confiance à Maxime pour l'animer !
07:35 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
mercredi, 03 octobre 2007
Nous vieillirons ensemble
Actuellement, il y a déjà en France 500.000 personnes de plus de 85 ans. Et elles seront 1.200.000 en 2040 !
C'est déjà étourdissant et vertigineux. Mais c'est surtout une donnée facile à exploiter. Commercialement, bien sûr c'est déjà parti ! Mais surtout à exploiter humainement et socialement. La démographie offre cette précieuse particularité : elle se prévoit et s'anticipe. En théorie du moins, car on perçoit mal qui et comment exploite ces informations. Plus précisément, quelles décisions fermes sont prises sur le sujet ? Un peu à propos des retraites, un peu à propos des structures sanitaires...
Et je ressens l'inquiétant constat que je redoutais : cette génération n'a pas mieux préparé l'avenir pour elle que pour nous ! J'ai déjà abordé les questions posées par la gestion des choses publiques par les baby-boomers, à la lumière des travaux de Louis Chauvel. Je repense aussi à l'ouvrage de Denis Jeambar et Jacqueline Rémy "Nos enfants nous haïront". Voici le résumé, par l'auteur lui même :
Des retraites à payer, une nation paresseuse, une planète abîmée... Un jour, nos enfants auront 20 ans, 30 ans, 40 ans. Alors, pleins d'espoir et affamés d'avenir, ils comprendront que nous, les baby-boomers, leur avons laissé une société usée et mitée. Ce jour-là, ils nous haïront. Et ils auront raison. Nous avons eu tous les atouts en main, nous avons grandi dans une société en pleine croissance. Pourtant, nous sommes la première génération qui laissera moins à la suivante que ce qu'elle a reçu de la précédente. Et c'est le pire qu'on puisse faire à ses enfants: leur léguer des dettes. Il ne s'agit pas de peindre le futur en noir. Mais de jeter un regard lucide sur ce que nous avons fait et de lancer les chantiers de l'avenir. Avant qu'il ne soit trop tard.
Bernard Spitz parle lui de "Papy Krach" pour définir la même situation. Je ne suis, ni de tempérament, ni de conviction, disposé à être pessimiste. Je ne suis donc pas favorable à simplement accuser une génération. C'est un peu facile et impersonnel. Mon optimisme réside dans notre capacité à tirer les leçons ! Mais les modes de gouvernement, de nomination, de fonctionnement (parfois opaques) de cette société doivent être exposés et corrigés. Je pense évidemment à la dette publique et viens à regretter de ne pas être député pour dire que la dérive que nous choisissons de toujours accompagner est suicidaire.
Nota : si les sujets de santé publique vous intéressent, je vous invite à nouveau à consulter le blog de Maxime Gignon qui traite ces sujets avec beaucoup plus de compétence et d'informations que moi...
07:10 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


