mardi, 27 novembre 2007
La vérité des chiffres
Les étudiants en Sciences Politiques se passionnent toujours pour les résultats électoraux et leurs "écart-types" qui accentuent et révèlent les tendances. Récemment, j'ai reçu une étude sur le scrutin de juin dernier dans lequel j'étais engagé. Cette étude est aimable et inquiétante.
En premier lieu, elle établit que mon score devrait me satisfaire. Le calcul opéré est simple : en France, le vote Sarko a reculé entre Présidentielle (53.06 %) et Législatives (49.51 %) d'environ 3.5 % et jusqu'à 7 % dans l'électorat ouvrier et populaire qui a été séduit par Sarkozy mais qui ne vote pas à droite. Suivant cette logique, dans la première circonscription, Sarko ayant fait 42.73 %, le candidat de la Majorité Présidentielle aurait du plafonner à 37 ou 38 %. Le texte précise aimablement : "le candidat soutenu par l'UMP, le MoDem et LNC, en réalisant plus de 40 % a dépassé la tendance normale, du fait du coefficient personnel favorable de Monsieur Bourgois. Avec le recul, on observe que la conjoncture rendait vraiment très difficile un score plus élevé. (...) Par ailleurs, bien que nettement moins implanté que Monsieur Gremetz, Monsieur Bourgois résiste donc étonnamment. Il révèle ainsi une assise inattendue pour atteindre ce score, réparti équitablement entre zones rurale et urbaine".
D'autres candidats de notre camp sont aussi salués par l'étude, notamment sur ce critère de "coefficient personnel". Citons notamment l'excellent score de Stéphane Demilly (+ 3,31 % par rapport à Sarkozy) ou le renversement de tendance opéré par Jérôme Bignon chez qui Ségolène Royal était arrivée en tête.
Voilà qui me réchauffe le coeur, mais qui révèle une lourde tendance : la France a choisi Sarkozy mais a voté à gauche. L'ouverture est une nécessité, autant qu'une simple "bonne idée" !
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samedi, 24 novembre 2007
Toute Nouvelle Télé
Voici une mire qui vous aidera à régler votre moniteur... mais qui attire aussi votre attention sur l'évènement technico-médiatique de la fin d'année : l'arrivée de la TNT (Télévision Numérique Terrestre) à Abbeville et Amiens, vers le 15 décembre.
Je ne suis pas le plus efficace défenseur de la télévision, la regardant très peu. Faute de temps et de goût. Mais j'ai bien en tête que la TNT (gratuite) apporte 18 chaînes, dont La Chaîne Parlementaire et Public Sénat, tout en maintenant la possibilité de voir les actualités régionales de France 3... ce qui me plaît forcément.
Cette échéance est une nouvelle petite étape vers le progrès numérique de notre territoire mais doit nous inviter à réfléchir aux autres progrès technologiques à pousser pour notre métropole et le pays de l'Amiénois.
Je vous invite à tester votre aptitude à recevoir la TNT : cliquer ici !
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jeudi, 22 novembre 2007
Soutenons la cause !
Sur notre image, nous découvrons Madame Claude Beau, Présidente de l'association "Mission Possible" dont l'action est de prévenir la délinquance des Jeunes. Magistrate, elle explique : “ La délinquance juvénile est un problème majeur. Depuis vingt-ans, elle n’a cessé d’augmenter. Dans mon bureau de juge, j’ai vu défiler, au fil du temps, des mineurs de plus en plus jeunes. Un jour, j’ai décidé qu’il était temps de sortir du palais et de trouver une solution. Repérer les enfants à problème tôt ( entre six et douze ans) et les prendre en charge, avant qu’ils ne trébuchent, est le but que s’est fixée l’association.”
Cette femme engagée est proposée par le magazine Femme Actuelle pour être élue "Femme formidable de l'année". Elle le mérite évidemment, quel que soit le résultat...
Mais je vous invite à voter pour cette Amiénoise d'adoption. Ce dernier point est certes un argument de poids ; mais je trouve important par ce vote de valoriser cette mission incroyablement difficile de tenter de réduire la délinquance des mineurs.
Dans mon secteur, je mesure couramment les limites de nos actions, politiques et associatives, et surtout l'immensité de la tache. Mais à chaque fois qu'une personne sort de sa vie personnelle pour un engagement collectif sur ces enjeux communs, il faut la soutenir sans réserve. Enfin, ultime argument à mes yeux, j'admire qu'un magistrat se consacre à faire plus que sa mission professionnelle. Cela n'est pas un cas isolé mais c'est toujours à souligner. Le service de l'État pourrait suffire à donner sa part à l'amélioration de la société. Oser faire plus est une marque d'audace et de courage que j'admire.
L'engagement de Claude Beau, que je ne connais pas personnellement, me parait aussi fascinant et enthousiasmant que les efforts déployés dans le quartier par les enseignants investis dans les actions quotidiennes pour "sauver" des enfants. Cela mérite vraiment notre "clic" !
VOTER MAINTENANT
(Cliquer ici)
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lundi, 19 novembre 2007
Parler tout bas
Ma fille cadette m'interpelle récemment en me disant : "Viens, je veux te parler tout bas". Drôle de demande qu'elle m'explique par le fait que "ce qu'elle a à me dire est important".
Et cette remarque me fait songer que c'est vrai que les choses importantes, et souvent la vérité, se disent tout bas. Au coeur de notre société si souvent trop bruyante et trop muette à la fois, je songe surtout que c'est la relation personnelle directe qui assure la plus forte vérité, la plus grande confiance.
Cette question est donc difficile pour un élu qui s'adresse par définition à une foule... et je songe alors que la manière très sarkozyenne (inspirée par Tony Blair) de s'adresser "directement" à l'opinion a peut-être ici une des raisons de son efficacité...
07:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 15 novembre 2007
Mondialisation et migrations
Les hommes ne sont pas des animaux comme les autres ! Voici qui n'est pas nouveau... A l'occasion d'un séjour dans l'Arizona, en territoire indien, au bords d'un canyon, j'ai fait une étrange et sympathique rencontre : des canards colverts ! Exactement les mêmes que nous ! Mâles et femelles, pelage identique, taille et allure similaires.
Ce canard, résident des hortillonnages et des étangs de la Somme, est aussi la mascotte du principal centre commercial d'Amiens-Nord. J'ai bien sûr vu dans cette rencontre un clin d'oeil et surtout la confirmation que la terre est petite : Si les Indiens Navajo ont les mêmes canards que nous, c'est bien que nous sommes tous engagés dans la même fraternelle destinée !
07:25 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 13 novembre 2007
1 an plus tard
Il ya un an seulement (mais un an déjà), le mardi 14 novembre 2006, le Président de la République venait à Amiens nous encourager et saluer la réussite de la Zone Franche. Les bains de foule de Jacques Chirac étaient conformes à la légende. Et surtout, le respect marquait cette rencontre avec la population.
Un an après, je mesure la tension plus forte née dans nos quartiers sensibles. Pas particulièrement à Amiens, mais un peu partout. La principale origine de cette tension renouvelée provient de la question de l'immigration.
Inutile de re-décortiquer les causes du malaise. J'ai moi même pris position sur les projets de loi sur l'immigration. Mais je souhaite que la défiance parfois exprimée à l'égard de Nicolas Sarkozy ait pour seule réponse la réalité de son action, la sincère protection du modèle social français et la vraie réforme du pays.
06:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 08 novembre 2007
Les sous !

On raille souvent les "argentiers", ceux qui assurent la gestion des choses collectives. Quel ministre du budget a réussi à se faire aimer des contribuables et de ses collègues du gouvernement ?
En cette période où les budgets municipaux et métropolitains se précisent avec finesse, je pense aux gestionnaires, dont le rôle est souvent ingrat : Rappeler les règles et les contraintes, limiter les ardeurs des dépensiers, imaginer de nouvelles recettes, oser aller contre le premier geste généreux. Ils sont incompris ! Je leur rends hommage et les remercie. Roger se reconnaîtra...
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lundi, 05 novembre 2007
Capitalisme appliqué
Cette histoire est vraie, je l'ai vécue en partie. Je pense qu'elle illustre pas mal de choses sur le capitalisme "à la française".
Le groupe papetier OTOR, au sein duquel j'ai exercé des responsabilités professionnelles, a connu un important besoin de trésorerie en 1998. Sa stratégie d'expansion était visionnaire mais financièrement exigeante. Pour faire appel à des capitaux, la France avait décidé de ne pas créer de fonds de pension. Je me souviens Laurent Fabius expliquant que c'était une mauvaise chose de créer des groupes financiers en France. Le groupe OTOR (sur les conseils du Crédit Lyonnais) s'est donc tourné vers l'Américain Carlyle, devenu le plus puissant fonds d'investissement du monde.
S'en est suivi un plan d'action commun, des désaccords et des litiges juridiques majeurs (et rocambolesques). Après avoir "rationalisé" au maximum, Carlyle a redressé l'exploitation et dirige désormais un groupe redevenu bénéficiaire. Pour eux, c'est donc le moment de vendre. La Deutsche bank a donc pour mission de trouver un acquéreur, ce qui ne devrait pas être difficile à trouver : Saïca (Espagnol) et International Paper (Américain) seraient sur les rangs.
Le redressement du groupe s'est fait grâce aux efforts des salariés et du management. On peut espérer également que la pérennité des sites de production sera assurée par de nouvelles alliances durables, industrielles cette fois. Pour le site picard de Contoire-Hamel, je suis optimiste, au regard de l'outil de production, notamment en transformation (où se crée la valeur ajoutée).
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jeudi, 01 novembre 2007
Quels saints ?
Aujourd'hui, c'est la Toussaint ! C'est à dire la fête de tous les saints à la fois. Certains pensent toujours à fêter leur maman, d'autres préfèrent la Saint Sylvestre, les derniers peut-être privilégieront-ils la Saint -Valentin...
Mais ce qui compte, au delà du jour symbolique, c'est bien l'action, l'oeuvre portée par celui (ou celle) honorée par le culte des saints. Ca existe encore, ça, des Saints ? Cela semble lointain et compliqué, théorique et réservé à de drôles de personnages. Dans le meilleur des cas, on pense (comme sur la photo) à des religieux particulièrement actifs et charismatiques... Je songe aussi à un exemple amiénois : Antoine Daveluy, jeune séminariste chétif, qui a quitté St Leu et sa famille, pour aller convertir l'Asie, notamment la Corée où il est vénéré comme on a peine à l'imaginer.
Nous pouvons tous devenir saints. C'est sûr, c'est pas simple et pas rapide mais à notre manière, on peut essayer ! Etre saint pour son mari, son collègue ou sa maman, c'est déjà un début !
Donc, bonne fête à vous tous, chers saints qui lisez ce blog.
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